Furieuse.

Je voudrais dire que j'ai eu mon permis
et que je suis fichtrement contente, que je ne pensais pas
que des gens comme moi, qui n'osent pas aller à la laverie
de peur de ne pas savoir "faire", aient un jour leur permis de conduire
une voiture.
Il y a autre chose qui vient de me donner subitement mal au ventre
maintenant mes nouilles refroidissent sur la table basse,
c'est un effet toujours aussi désagréable, j'ai presque l'impression
qu'ils m'ont volé ma maison, mon carrelage du salon.

Comme vous l'avez sûrement compris, le fait qu'on me vole mes texte, mes photos et idées sans mentionner mon nom ou au moins mon lien me rends d'une colère noire et me chagrine. Je commence à me lasser de devoir demander des explications. J'arrêterais mon blog, et les anciens. Et surement facebook...

# Posté le mardi 02 juin 2009 08:51

Cerises tueuses

Cerises tueuses
La première chose que j'ai vu, c'était son entrejambe, totalement déchirée.
Ça peut paraître bête mais c'est vrai, je me disais quelque chose comme
Purée, c'est tellement grave que même son jeans est bon à mettre à la poubelle.
Je devrais attacher moins d'importance à ce genre de choses mais ensuite je me suis dis
qu'il allait se relever, que ce serait comme quand je suis tombée de l'arbre que l'on a ensuite rasé,
qu'il se relèverai, qu'il aurai mal au dos et à la tête, que quelqu'un lui conseillerai d'aller faire des radios.
Mais il ne bougeait plus, en fait. Il essayait d'ouvrir des yeux dont on ne pouvait déjà plus voir la couleur.
Je me suis sentie totalement irrémédiablement seule.
Quelques secondes auparavant j'étais dans ma musique, comme une ado qui trouve tout beau.
Je m'étais dis en sortant de l'agence, que ce serait chouette une petite balade, avec ce soleil.
Je m'étais enfoncée dans les petites rues, là où les magasins de fringues sont assez cheap pour que j'ai le droit
de m'en lasser rapidement.
Et là, en plein milieu d'un morceau j'ai vu la moto. Il était tout jeune, et il a glissé sur des cerises.
C'est fou ça, de glisser sur des cerises, c'est fou que quelqu'un ai posé ces cerises là à cet endroit là,
sans imaginer une seule seconde que. Et c'était déjà fini, j'ai vu droite, gauche, droite, gauche et son corps voler.
Il a atterrit devant mes chaussures, je n'avais rien compris.
J'ai prié pour qu'il bouge et il ne l'a pas fait. J'ai regardé partout en lui disant de ne pas bouger, finalement.
Je me suis dis que sur 365 jours il devait y en avoir 1 seul où j'oubliais mon portable à la maison et que ça tombait aujourd'hui. J'ai hurlé aux immeubles, que quelqu'un ouvre une fenêtre, que quelqu'un appelle.
Je revoyais sa chute et lorsque le sang a fait son chemin sur son tee-shirt jaune, je n'ai pas pleurer.
Après de longues minutes une troupe s'est attroupée, j'essayais d'expliquer, et en partant j'ai entendu le camion des secours.
Là je me demande maintenant si des cerises ont été des tueuses.
Je repense aussi à ses chaussures, elles étaient vraiment râpées.


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# Posté le mardi 02 juin 2009 07:13

Je serais pour l'instant le personnage silencieux jusqu'à ce qu'il revienne à mes cotés, a me parler, et a me faire rire.

 Je serais pour l'instant le personnage silencieux jusqu'à ce qu'il revienne à mes cotés, a me parler, et a me faire rire.


Il y a comme une équation de déprime qui stagne et s'installe dans l'air(e). Une limite dépassée qui pour une fois n'aurait pas pour réponse une infinité ou un rien. Marcher à petits pas sur cette droite à peu de chose près monotone. Tout aussi croissante que décroissante. Voir ce petit 2 se faufiler au creux de mes cheveux avant de pénétrer au fin fond de ma tête et de s'y reposer légèrement en décalé de mon cerveau. Ce dernier n'étant pourtant pas un x. Mais tout doit-il avoir une concordance ? La récurrence suffit. Mais tout se poursuit. La déprime découle d'une suite. Suite d'évènements notés exponentiellement parlant de jolis mots. Jolis maux qui se croisent. S'entrechoquent. S'enlacent puis s'entremêlent. Voilà. Le graphique est tracé. Il n'y a rien a regretter. Il il y a juste à poursuivre. Sauter de modulo en modulo et arriver là ou l'équation vous à prédestiner à atterrir. Le calcul est bon. La somme est immanquablement le résultat d'une dose de travail intense multiplié par des nerfs qui lâchent additionné à des heures qui défilent à vu d'oeil, le tout sur un Tout bancal au possible. Il n'y a pas trente-six formule. Tout est question d'entrainement.

Allez. Exercice suivant.

# Posté le lundi 25 mai 2009 12:15

Note du vendredi

 Note du vendredi

Ça me faisait penser au Truman Show,
je me disais, ils ont vraiment mis trop de figurants pleurant, cette fois-ci.
Ça faisait déjà bien cinq ou six personnes, les rouges rouges, le visage en larme,
en fait, c'était chaque personne que je croisais en tentant de quitter la gare, dans le hall.
Je pensais, c'est incroyable, il y a eu quoi, un énorme départ pour un pays dont on ne revient jamais?
C'était incroyable cette tristesse, ces sanglots pas du tout étouffés, et sept, et huit, et neuf.
Je me disais, c'est une gare, d'accord, mais quand même.
Au bout de la quinzième personne je me suis mise à pleurer, j'étais arrivée à un niveau du hall
de la gare où tout le monde pleurnichait, c'était le centre, le pôle sanglotant,
c'était en fait, tout bonnement, le lieu même, des bombes lacrymogènes.
J'ai couru dans le métro avec mon début d'asthme et ma gorge en feu de cheminée.
Et finalement, ce n'était plus du tout poétique.
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# Posté le vendredi 15 mai 2009 06:44

Modifié le vendredi 15 mai 2009 15:29